- Feb 13, 2026
Pourquoi est-il si difficile de sortir du stress quand l'hypervigilance devient la norme?
- Monia Vincent
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Chaque année, c’est la même chose. On se dit que cette fois, on va changer.
Qu’on va prendre plus de temps pour soi. Moins prendre les choses à cœur.
Mieux respecter son énergie.
Et pourtant, quelques semaines ou quelques mois plus tard, on se retrouve exactement au même point.
Toujours sous tension.
Toujours en vigilance.
Souvent plus fatiguée qu’avant.
C’est le constat que je fais chez les personnes qui viennent me voir.
Des personnes engagées, volontaires, qui ont pourtant tout essayé pour aller mieux.
La plupart ont déjà testé des méthodes de gestion du stress, gestion du temps…
Et parfois, ça aide… sur le moment.
Mais ça ne tient pas dans la durée.
Pourquoi ?
Parce que le problème n’est pas un manque de techniques ni une mauvaise gestion du stress.
Le problème, c’est que ces personnes reviennent toujours aux mêmes schémas, aux mêmes automatismes de fonctionnement.
Des modes de fonctionnement qui ont été efficaces pendant longtemps, qui ont permis d’avancer, de réussir, de tenir…mais qui aujourd’hui les épuisent car ce ne sont pas des modes qui leurs correspondent.
Sortir d’un mode de fonctionnement d’hypervigilance ne demande pas simplement de s’organiser ou de se relaxer davantage.
Cela demande un changement plus profond :
prendre conscience de ces fonctionnements, comprendre pourquoi ils ont été utiles, et surtout découvrir qu’il existe une manière de produire, de décider et de vivre intrinsèque à chacun.
Découvrir nos propres ressources intrinsèques permet de produire en préservant son énergie.
Mais avant d’aller plus loin, comprenez que le stress n’est pas seulement un problème… c’est devenu un mode de fonctionnement
Nous avons appris à considérer le stress comme un moteur.
Quelque chose qui nous met en action.
Qui nous rend plus vigilants, plus performants et plus efficaces.
Inconsciemment, beaucoup de personnes associent :
stress = efficacité
pression = performance
tension = engagement
vigilance permanente = sécurité
Alors sortir du stress ne ressemble pas à une libération.
Cela ressemble à une perte de contrôle.
Il y a souvent cette croyance implicite :
« Si je lâche la pression, je vais me relâcher. »
« Si je suis plus calme, je vais perdre en performance. »
« Si je ne suis plus en vigilance permanente, je vais passer à côté de quelque chose. »
Le stress devient alors un état intérieur familier.
Même s’il épuise.
Même s’il coûte cher au corps et à l’énergie.
Quand l’hypervigilance devient la norme
Avec le temps, ce fonctionnement s’installe.
Le système nerveux apprend à produire dans la tension.
Cela se manifeste souvent par :
des montagnes russes émotionnelles, avec des phases de forte stimulation suivies de phases de fatigue ou de découragement
une sensation d’être plus performante dans l’urgence que dans le calme
une agitation intérieure permanente
une difficulté à réellement couper, même en dehors du travail
une peur du vide, du silence, du ralentissement
Le paradoxe, c’est que dans les phases de baisse d’énergie ou de moral, certaines personnes ont l’impression qu’elles vont “activer leurs ressources” pour repartir plus fort.
Comme si la difficulté devenait nécessaire pour se sentir compétent ou utile.
Et sans s’en rendre compte, elles recréent des situations de tension à résoudre… pour pouvoir continuer à avancer.
“Je n’ai pas le choix” : la perte d’autorité sur son propre rythme
Un autre élément entretient profondément le stress chronique :
la croyance que l’on n’a pas le choix.
Beaucoup de personnes ont le sentiment de subir un système :
des exigences extérieures, des responsabilités, des contraintes professionnelles, des attentes implicites.
Peu à peu, cela crée une perte d’autorité intérieure.
Une perte d’autorité sur ses propres rythmes, sur ses besoins, sur ses temps de récupération.
On se met à croire que :
ce n’est jamais le bon moment pour ralentir
qu’il faut s’adapter en permanence
que relâcher serait irresponsable
que l’environnement impose ses règles
Alors le corps s’adapte lui aussi.
Il se met en hypervigilance permanente pour tenir, assurer, ne pas faillir.
Mais cette adaptation a un coût.
Plus on croit que l’on subit, plus on se déconnecte de son rythme naturel.
Et plus on se déconnecte de son rythme naturel, plus le stress devient chronique.
Petit quiz – Fonctionnez-vous dans un système de stress “productif” ?
Prenez un instant pour répondre honnêtement, pour vous.
Vivez-vous régulièrement des fluctuations émotionnelles importantes ?
Des phases de “up” très stimulantes, suivies de phases de “down”, de fatigue ou de découragement…
Et, paradoxalement, est-ce que ces phases de baisse vous donnent l’impression que vous allez activer vos ressources pour repartir plus fort ?Avez-vous l’impression d’être plus efficace dans la pression que dans le calme ?
Comme si les urgences, les tensions ou les problèmes à résoudre étaient nécessaires pour vous sentir performante, utile ou compétente.Avez-vous souvent le sentiment de subir votre rythme de travail, vos responsabilités ou vos obligations ?
Avec l’impression que vous n’avez “pas vraiment le choix”, que l’environnement impose son tempo, et que vos propres besoins passent après.Avez-vous du mal à réellement déconnecter, même en dehors du travail ?
Téléphone toujours à portée de main, agitation intérieure, difficulté à vous poser, sensation d’être coupée du monde si vous lâchez vraiment.Les moments de calme vous mettent-ils mal à l’aise ?
Quand il n’y a plus d’action, plus de stimulation, avez-vous l’impression de vous ennuyer, de ne plus savoir quoi faire ou de perdre le contrôle ?
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces questions, ce n’est pas un défaut.
C’est un mode de fonctionnement.
Un système d’hypervigilance qui vous a permis d’avancer, de réussir, de tenir…
mais qui aujourd’hui vous coûte peut-être trop d’énergie.
Le vrai problème n’est pas le stress… mais la croyance qu’on ne peut pas faire autrement
Nous n’avons pas appris à produire dans la stabilité.
Nous n’avons pas appris à réussir dans la sécurité intérieure.
Nous n’avons pas appris à créer dans la fluidité.
On nous a appris :
l’effort
le mérite
la confrontation
la compétition
le dépassement de soi
Le bio-coaching : apprendre à fonctionner autrement, depuis sa nature profonde
Le bio-coaching propose un autre modèle.
Un fonctionnement plus organique, plus respectueux de votre nature profonde, dans lequel l’action ne naît plus de la pression ou de l’hypervigilance, mais de vos ressources intrinsèques.
Cela passe par la reconnaissance et l’utilisation consciente de vos aptitudes naturelles.
Je pense à cette cliente, dirigeante, que j’ai accompagnée, qui produisait depuis des années dans un état de tension permanente; les résultats professionnels étaient là mais au prix d’une tension constante qui mettait en danger son couple et sa santé.
Je n’ai pas cherché à la “faire ralentir”, ni à la sortir de la performance, bien au contraire, mais à mettre en lumière ce qui, chez elle, fonctionnait naturellement.
Nous avons identifié notamment :
une capacité naturelle à comprendre, analyser et relier les informations,
une grande faculté à trouver des solutions et à penser de manière systémique,
un moteur d’action basé sur le fait de donner le meilleur d’elle-même, bien plus que sur la compétition,
une appétence naturelle d’excellence et de travail bien fait.
Mais ce n’est pas toujours la même chose pour chacun.
Chez d’autres personnes, le levier principal n’est pas l’analyse ou la stratégie, mais par exemple :
une grande facilité dans la relation et la rencontre,
une capacité naturelle à créer du lien, à fédérer, à collaborer,
un talent pour sentir les dynamiques humaines et ajuster leur posture,
une aisance à ouvrir des opportunités à travers les échanges et les connexions,
une capacité à faire émerger des projets grâce aux bonnes alliances, au bon moment.
Aucune de ces aptitudes n’est meilleure qu’une autre.
Ce sont simplement des portes d’entrée différentes vers l’action et la réussite.
Le problème survient lorsque l’on tente de produire en permanence à partir d’un mode qui n’est pas le sien. Lorsqu’on force l’effort là où il pourrait y avoir de la facilité.
Lorsqu’on compense par le stress ce qui pourrait émerger naturellement par la connaissance et la reconnaissance productive de nos aptitudes.
C’est ainsi que ma cliente a commencé à produire davantage, avec plus de clarté et de stabilité, tout en préservant son énergie.
Non pas parce qu’elle faisait moins, mais parce qu’elle agissait depuis ce qui lui correspondait profondément.
La sérénité n'est pas l'ennemie de la réussite.
Mais tant que le corps et le système nerveux n’ont pas intégré qu’il est possible de réussir autrement, le mental résiste en adoptant des fonctionnements extérieurs qui ne vous correspondent pas forcément.
Alors si vous sentez que votre façon de fonctionner aujourd’hui n’est plus soutenable, et que vous aspirez à une autre manière de réussir, plus sereine et plus incarnée, je vous invite à prendre contact avec moi et découvrir mes espaces d’accompagnement bio-coaching, en coaching individuel, en coaching de groupe ou lors de séjours immersifs.
Monia Vincent
Bien vivre sa vie. Bien vivre l’entrepreneuriat.